Le verger forêt
Seconde partie, histoire du verger forêt appelé également verger des 4000
2017, rêve d’expansion…
En 2017, nous avons exploré à plusieurs reprises le site adjacent au verger traditionnel (encadré en rouge sur la photo ci-dessous). Nous avons porté une attention particulière à l’orientation du verger, à la végétation naturelle du lieu et aux variations d’humidité du sol selon les saisons. Par ailleurs, plusieurs membres de l’association ont suivi des stages de permaculture afin d’approfondir leurs connaissances sur le sujet.
De nombreux échanges ont eu lieu autour du design possible du verger. Un dimanche matin, notre ami Jacques, la tête pleine de rêves, est venu les partager avec nous. Il nous a proposé d’imaginer une vue aérienne : un arbre majestueux dont le tronc symboliserait l’allée principale, et dont les branches se déploieraient sous la forme d’une plantation en épi (photo en bas de page). C’est ainsi que les premières bases de notre design ont été posées ! Il ne restait plus qu’à solliciter l’autorisation de la mairie de Saint-Rémy-lès-Chevreuse et du PNR de la Vallée de Chevreuse pour intervenir sur cette zone.

Octobre 2018, défrichage, un travail titanesque…
Une première intervention a été réalisée à l’aide d’un broyeur forestier afin de défricher les ronces et arbustes, dont certains atteignaient presque la taille d’un être humain. Après avoir constaté qu’il serait impossible d’envisager des plantations sans un arrachage complet des souches, soit par une nouvelle intervention avec un broyeur forestier, soit à l’aide d’un rotateur puissant, nous avons décidé de faire appel à Serge, un ancien adhérent du verger devenu permaculteur dans la région. Son intervention a permis de soulever les racines de 60 cm environ afin ensuite de les retirer à la main. Ce fut une succession de week-ends boueux, parfois sous la pluie, parfois sous un soleil timide d’automne ou hivernal, où chacun a mis la main à la pâte, arrachant les racines rebelles et découvrant, un sol riche et propice à l’accueil des futurs arbres. Les racines retenues, constituent une « haie » protectrice des ruches du verger.




La planification et le choix des variétés
Planter plus de 200 arbres fruitiers est une chose, mais s’assurer que chaque arbre appartient à une variété différente en est une autre ! Ce défi a nécessité un travail minutieux de recherche et de coordination, effectué par Hervé Mauclère. Pommiers, poiriers, cerisiers, pêchers, pruniers, figuiers… Chaque arbre a été choisi pour sa résistance, sa complémentarité avec ses voisins et son intérêt pour la biodiversité locale. Le verger deviendrait ainsi un véritable conservatoire vivant, préservant des variétés anciennes et rares, tout en offrant à terme une production diversifiée.
De novembre 2018 à mars 2019, plantation
Entre novembre 2018 et mars 2019, les journées de plantation se sont succédées dans une ambiance conviviale et solidaire. Munis de pelles et de pioches, les bénévoles ont creusé, amendé la terre, planté, arrosé… Chaque arbre a été mis en terre avec soin, accompagné d’un tuteur et d’un paillage protecteur. Chaque trou creusé était une promesse d’avenir, chaque arbre planté, un engagement pour la transition écologique.
Un héritage vivant et inspirant
Aujourd’hui, ce verger est bien plus qu’une simple plantation.
C’est un espace vivant, où la faune et la flore prospèrent, où les membres de l’association continuent d’entretenir, d’observer et d’apprendre. Avec les années, les arbres donneront leurs premiers fruits, et le verger deviendra un lieu de partage et de transmission des savoirs autour du greffage, de l’entretien des arbres fruitiers et de la permaculture.




Représentation de l’arbre imaginé par Jacques perçu du ciel (ci-dessus en rouge, là où se trouvent les rangées d’arbres)









































