Nos abeilles
Des ruches dans le verger des habitants de la vallĂ©e đđż
Lâhistoire de lâapiculture au sein du verger des habitants est une formidable aventure collective, empreinte de passion, dâapprentissage et de respect de lâĂ©cosystĂšme local. Depuis 2018, lâassociation Yvette VallĂ©e en Transition sâengage dans lâaccueil et la gestion des abeilles au verger, avec la volontĂ© de prĂ©server une espĂšce locale (autant que possible), lâabeille noire, et de respecter les engagements pris avec la commune de Saint-RĂ©my-lĂšs-Chevreuse et le Parc Naturel RĂ©gional de la Haute VallĂ©e de Chevreuse de ne pas avoir plus de 3 ruches actives sur le verger. Sur ce site extraordinaire, il paraissait Ă©vident d’avoir des abeilles, afin de polliniser tous nos arbres fruitiers !
đ Un dĂ©but en douceur avec Blandine (2018-2020)
Au printemps 2018, Blandine, apicultrice familiale, prend en charge les ruches du verger. Durant trois ans, elle sâoccupe des colonies avec patience et passion, assurant la bonne santĂ© des abeilles et rĂ©coltant parfois un peu de miel.
Dans un souci de prĂ©server lâĂ©quilibre du verger, lâassociation sâengage Ă ne jamais dĂ©passer trois ruches actives en mĂȘme temps. Lâobjectif nâest pas la production intensive de miel, mais plutĂŽt de favoriser la biodiversitĂ©, la pollinisation des arbres fruitiers et dâapprendre ensemble lâart de lâapiculture.
đ Un passage de relais et une nouvelle dynamique (2021 – aujourdâhui)
Ă partir de 2021, Sylvain, membre du collĂšge solidaire de lâassociation, reprend la gestion des ruches. Ne souhaitant pas se lancer seul dans cette aventure, il est Ă©paulĂ© pendant deux ans par Jean-Philippe, un apiculteur expĂ©rimentĂ©, qui forme progressivement les adhĂ©rents intĂ©ressĂ©s. Câest le dĂ©but dâun vĂ©ritable apprentissage collectif au sein de lâassociation.
Plus tard, Marc, un apiculteur « familial » habituĂ© Ă gĂ©rer des ruches dans un autre verger associatif, rejoint lâĂ©quipe. GrĂące Ă lui, de nouvelles pratiques et savoir-faire viennent enrichir notre approche.
đ Un dĂ©fi permanent : garder les colonies en bonne santĂ©
Si lâinstallation des ruches est une Ă©tape importante, leur maintien sur le long terme est une vĂ©ritable aventure. Contrairement Ă une idĂ©e reçue, il est difficile de conserver une colonie plusieurs annĂ©es de suite. De nombreux dĂ©fis se dressent devant nous :
đ Les migrations naturelles : Certaines colonies essaiment et quittent le verger pour fonder une nouvelle ruche ailleurs.
âïž Les pertes hivernales : Lâhiver est une pĂ©riode critique. Certaines colonies nâarrivent pas Ă survivre au froid, au manque de ressources ou aux maladies.
đŠ Les prĂ©dateurs et maladies : Le redoutable frelon asiatique, qui dĂ©cime les abeilles, est un vĂ©ritable flĂ©au. Ă cela sâajoutent les parasites comme le varroa, qui affaiblissent les colonies.
đ± LâĂ©quilibre avec le verger : Trois ruches, pas plus ! Trop dâabeilles domestiques pourraient entrer en compĂ©tition avec les pollinisateurs sauvages, essentiels Ă la biodiversitĂ© locale.
đĄ Une Ă©cole dâapprentissage et de rĂ©silience
Lâapiculture est une aventure faite dâĂ©checs et de rĂ©ussites, mais surtout dâapprentissages constants. Chaque annĂ©e, nous apprenons un peu plus sur le comportement des abeilles, les techniques de soin des ruches et lâimpact de notre environnement sur ces prĂ©cieux pollinisateurs.
Les membres de lâassociation qui se passionnent pour cette activitĂ© ne cessent de tester, observer et ajuster leurs pratiques, afin de garantir une approche douce et respectueuse de lâapiculture.
Ensemble, nous avançons avec humilitĂ© et curiositĂ©, conscients que les abeilles nous enseignent bien plus que la simple rĂ©colte de miel : elles nous rappellent l’importance de lâĂ©quilibre, de la patience et du respect du vivant. đđđż
đ ïž GĂ©rer les cadres et entretenir les ruches
Lâun des premiers apprentissages essentiels est la gestion des cadres Ă lâintĂ©rieur des ruches. Nous apprenons Ă :
Remplacer les cadres trop vieux qui pourraient favoriser le développement de maladies.
Observer et identifier les cadres : distinguer les cadres de couvain (oĂč naissent les nouvelles abeilles) des cadres de rĂ©serve (remplis de miel et de pollen).
Remettre Ă neuf une ruche aprĂšs un essaimage ou la perte dâune colonie : retirer les vieux cadres, nettoyer la ruche et la prĂ©parer Ă accueillir une nouvelle colonie.
đŻ Nourrir les abeilles en hiver et au dĂ©but du printemps
Les abeilles se nourrissent naturellement de leur propre miel, mais parfois, les rĂ©serves ne suffisent pas Ă passer lâhiver. Nous devons alors veiller Ă leur fournir un complĂ©ment Ă©nergĂ©tique.
đč En hiver : nous leur donnons du candi, une pĂąte sucrĂ©e facile Ă digĂ©rer qui leur permet de survivre durant les pĂ©riodes de froid.
đč Au dĂ©but du printemps : un sirop lĂ©ger peut ĂȘtre distribuĂ© pour aider la colonie Ă redĂ©marrer en attendant que les premiĂšres fleurs offrent nectar et pollen.
Lâobjectif est de nourrir avec parcimonie, uniquement en cas de besoin, afin de ne pas perturber le cycle naturel des abeilles.
đŻ Effectuer une Ă deux rĂ©coltes de miel par an
MĂȘme si la finalitĂ© premiĂšre de nos ruches est la pollinisation du verger, nous avons la chance de pouvoir rĂ©colter un peu de miel chaque annĂ©e.
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PremiĂšre rĂ©colte en juin-juillet : câest le miel de printemps, souvent plus clair et floral (aubĂ©pine, acaciaâŠ).
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Seconde rĂ©colte en aoĂ»t-septembre : câest le miel dâĂ©tĂ©, plus corsĂ© et riche (chĂątaignier, ronces, trĂšfleâŠ).
Nous apprenons Ă extraire le miel avec soin, en laissant toujours suffisamment de rĂ©serves pour les abeilles, afin quâelles puissent traverser lâhiver en bonne santĂ©.
đ Une aventure dâapprentissage permanente
Chaque saison nous apporte son lot de succĂšs et de dĂ©fis : un essaim qui sâĂ©chappe, un hiver difficile, une belle rĂ©colte inattendue⊠Mais câest cette richesse dâexpĂ©riences qui rend lâapiculture si passionnante !
Petit Ă petit, nous devenons plus attentifs aux besoins des abeilles et nous apprenons Ă les accompagner au mieux, toujours dans une approche respectueuse et bienveillante de la nature. đżđđ
