Le Festival’OUT

Comme pour offrir à l’été une dernière révérence avant de s’éteindre, FestivAl’OUT vient déposer sur Saint-Rémy une pluie de couleurs et de vie, en plein air, ouverte à tous les cœurs et tous les âges. Musique, théâtre, clowns, cirque, ateliers, marché d’artisans : la ville tout entière se métamorphose, chaque recoin devenant scène, chaque jardin devenant écrin, invitant petits et grands à redécouvrir leur cadre de vie sous un jour nouveau et enchanté.

Cette année, c’est le verger des habitant·e·s qui s’est vu couronné, dimanche 30 août, offrant ses arbres et ses fruits à une visite commentée ponctuée d’ateliers de démonstration. Et comme pour tisser un fil invisible entre les branches et les mots, deux conteuses au talent précieux, Sandrine Le Flohic et Claudine Goujon, de la Compagnie le Souffle des histoires, sont venues souffler leurs récits dans l’air léger de cette fin d’après-midi.

Les visites commentées côté fruitiers

Une cinquantaine de visiteurs ont répondu à l’appel du verger, ce jour-là, porté par les effluves de fin d’été et l’énergie du Festival’Out. Les familles déambulaient au fil des sentiers, tantôt suspendues aux récits des conteuses, tantôt happées par la découverte des arbres fruitiers — un public curieux, enthousiaste, le regard empli d’admiration devant ce petit coin de nature cultivée.

Guidées par des membres de l’association (Jean-Pierre, Isabelle, Éric…), les visites découvertes se sont égrenées toute la matinée, rythmées par l’accordéon de Bernard dont les notes flottaient entre les branches. TV 78 avait, elle aussi, dépêché un reporter sur place : après avoir recueilli les impressions des écoliers ayant participé aux plantations de la coulée fruitière et filmé cette dernière, l’équipe s’est attardée sur le verger d’où sont issus les pommiers et poiriers qui ornent aujourd’hui la coulée.

Pendant qu’Hervé M. captivait son auditoire par une démonstration de greffe en écusson — geste précis, presque chirurgical, salué par des regards fascinés — d’autres visiteurs, eux, se laissaient distraire par le ballet affairé des abeilles. Entre visites guidées et échanges spontanés, le verger, ce jour-là, vibrait d’une vie foisonnante.

Les visites côté abeilles

Autour des ruches, la curiosité fait mouche : plusieurs visiteurs sont venus interroger les secrets de l’apiculture, séduits par ce ballet incessant d’ailes dorées. Agnès B., 1ère adjointe de la ville de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, n’a pas hésité à revêtir la combinaison de rigueur pour observer, au plus près, l’effervescence studieuse des abeilles.

Non loin, Thierry veillait au grain et a installé des muselières sur les ruches, remparts discrets contre les assauts des frelons asiatiques, prédateurs redoutés de la colonie. Puis, geste généreux et symbolique, Agnès a nourri les abeilles de pots de miel issus de la récolte 2025 — comme pour leur rendre, en douceur, ce qu’elles avaient offert quelques mois plus tôt.

Quelques cadres soulevés, et voilà le cœur de la ruche mis à nu sous les yeux du public : le couvain, berceau de la génération à venir, et les réserves de nourriture soigneusement accumulées, gardiennes de l’hiver à venir.

Crédit photos Michel Delcambre et Agnès Bosdarros